À la découverte du CHO… Ou le “responsable du bonheur au travail”

Chez WHEELNESS, comme vous le savez dorénavant, le bien-être en entreprise passe avant tout par le sport. S’il existe une multitude de solutions pour la pratique régulière d’une activité physique, de nouveaux métiers, qui arrivent tout juste en Europe et en France, sont également de bons moyens pour apporter sérénité et confort sur son lieu de travail. Nous nous sommes justement intéressés à celui de CHO, le Chief Happiness Officer. En Français, cela ne se traduit pas vraiment et cela pourrait correspondre à un “responsable du bonheur”. Qu’en-est il concrètement de cette profession ? Quels sont les effets sur les salariés d’une boîte qui a fait appel à un CHO ? Quelles sont les différences entre un CHO et un directeur de communication ? Plusieurs questions qui ont été développées dans une étude très sérieuse à laquelle a participé notre intervenante Angelika Mleczko, consultante externe et CHO chez L’Étincelle.

L’origine du CHO

C’est à un employé de Google, Chade-Meng Tan, que l’on doit la création de ce métier en 2005. Cet ingénieur va se transformer en Jolly Good Fellow (que l’on peut traduire par « Joyeux bon camarade ») de l’entreprise de la Silicon Valley, et ainsi devenir le responsable du développement personnel au sein de celle-ci. Mais l’appellation Chief Happiness Officer vient en fait de Tony Hsieh, PDG d’une entreprise américaine de vente de chaussures sur Internet basée à Las Vegas, Zappos.com, qui confie en 2005 à une collaboratrice, Jenn Linn, la mission de mettre du bonheur dans les locaux.

Cette profession exclusivement dédiée au bonheur a fait son apparition en Europe et en France tout doucement à partir de 2010, dans un contexte d’explosion du nombre d’arrêts maladies et de burn-out médiatisés dans des grandes entreprises (Renault, Orange). La souffrance au travail est en effet devenue un sujet de société avec la multiplication de « burn-outs » (syndrome d’épuisement professionnel), « bore-outs » (état d’ennui au travail) ou autre « brown-outs » (perte de sens au travail).

Concrètement, que fait le CHO ?

Chief Happiness Officer, Chief Wellness Officer, ou encore Feel Good Manager : sous différentes appellations, ce responsable du bonheur au travail a la lourde tâche de rendre la vie des salariés en entreprise plus agréable. Ayant pour mission de s’assurer que chaque salarié est bien dans son poste et dans sa tête, que ses relations avec ses collègues et sa hiérarchie sont harmonieuses et qu’il s’épanouit dans ses missions, c’est à lui ou elle de faire en sorte que le bonheur, à défaut du bien-être, règne dans son entreprise.

Comment le CHO apporte du du “bien-être” dans l’entreprise ?

Le bon CHO doit tout d’abord avoir pour mission de « mettre de l’humain au cœur de l’entreprise ». Ainsi, les fonctions du CHO se définissent en quatre points d’action :

  • Le CHO est d’abord un facilitateur : Il doit permettre aux gens de trouver les bons outils pour aller plus vite.
  • Mais aussi un fédérateur, en terme de nouvelles méthodologies de travail par exemple. Il va être en contact avec le CHSCT, les syndicats, les dirigeants, le marketing : il doit embarquer tout le monde.
  • Il s’agit d’un médiateur, notamment lors de conflits afin d’éviter d’en arriver à des extrêmes.
  • Enfin, le CHO doit être un  révélateur de talents. À travers les ateliers, on va apprendre à découvrir quelqu’un sous une autre forme.
Quelles frontières entre le CHO et les autres métiers qui s’en rapprochent ?

C’est avant tout une profession protéiforme. Les missions des CHO flirtent avec des missions traditionnellement dédiées aux responsables des Ressources Humaines, à la communication interne ou encore aux syndicats et délégués du personnel. Chaque entreprise ayant un fonctionnement et une culture unique, il n’existe pas de CHO idéal. En somme, toujours selon Angelika Mleczko, il y a autant de CHO que d’entreprises et ce dernier ne fait jamais la même chose. Les usages et les besoins sont différents entres startups et grandes entreprises, d’où le fait de s’intéresser à la plus-value d’avoir un CHO.

Dans le milieu du sport en entreprise, que peut apporter un CHO ?

De toute évidence, dans les faits, un CHO a tout intérêt à utiliser le sport comme vecteur de bonheur. D’ailleurs, certaines missions peuvent les inciter à travailler sur la santé de leurs collaborateurs. Et en ce sens, vient naturellement les risques liés aux différentes maladies provoquées par le stress extrême ou une mauvaise hygiène de vie. Les CHO sont donc totalement ouverts à l’idée de trouver des intervenants à l’heure du repas, par exemple, pour sensibiliser leurs salariés sur l’ensemble des risques qu’ils encourent. Et c’est dans ce genre de situation qu’une activité physique peut être proposée, et donc associée au travail du CHO.

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